Exercices pour détendre la mâchoire : deux doigts posés juste devant l’oreille, sur l’articulation, près d’une fenêtre

6 exercices pour détendre la mâchoire quand on serre les dents

12 min de lecture
6 étapes12 min

Comment détendre la mâchoire quand elle est crispée ?

Pour détendre la mâchoire, commencez par décoller les dents et poser la langue derrière les incisives du haut, lèvres jointes. Contractez ensuite volontairement pendant cinq secondes, puis lâchez. Massez le muscle devant l’oreille, provoquez un bâillement, et laissez la mandibule descendre sur chaque expiration. Quelques minutes suffisent à faire baisser la tension.

Le point important tient en une phrase : au repos, les dents ne se touchent pas. Il existe normalement un petit jeu entre les arcades, que les dentistes appellent l’espace libre d’inocclusion. Quand on serre à longueur de journée, cet espace disparaît et le muscle masséter travaille en continu, pour rien.

Les six exercices ci-dessous se font assis, sans matériel, entre deux mails. Ils s’articulent avec un travail plus large de relâchement des micro-tensions du visage, parce qu’une mâchoire serrée ne l’est presque jamais toute seule : les tempes, le front et la nuque suivent le mouvement.

Pourquoi je serre la mâchoire quand je suis stressé ?

Parce que c’est un muscle qu’on peut contracter sans que personne ne le voie. Sous tension, le corps augmente le tonus de plusieurs groupes musculaires à la fois : les épaules montent, les poings se ferment, la mandibule se referme. La différence, c’est que les épaules finissent par faire mal assez vite, alors que la mâchoire peut serrer des heures avant de se signaler.

Les chercheurs parlent de bruxisme éveillé pour désigner ce serrement diurne, distinct du grincement nocturne. Les études qui interrogent les gens plusieurs fois par jour sur leur téléphone aboutissent au même constat : chez des adultes en bonne santé, le contact dentaire prolongé occupe une part notable de la journée, et la plupart en sont inconscients sur le moment (Colonna et al., 2023).

C’est toute la difficulté. On ne peut pas relâcher un muscle dont on ignore qu’il travaille. L’électromyographie a d’ailleurs montré que le bruxisme éveillé n’est pas un comportement unique : selon les personnes, il prend la forme de contractions brèves et répétées ou d’un maintien long et discret (Monteiro et al., 2021). D’où l’intérêt du sixième exercice, qui n’est pas un exercice mais un rappel.

Étape 1 : Retrouver la position de repos (30 secondes)

C’est le geste de référence, celui vers lequel tous les autres ramènent. Lèvres fermées sans serrer, dents légèrement écartées, pointe de la langue posée au palais juste derrière les incisives supérieures, sans appuyer.

Prenez trente secondes pour l’installer et sentir ce que ça change. La plupart des gens constatent à cet instant que leurs dents étaient en contact, sans qu’ils l’aient décidé. Les recommandations de relâchement mandibulaire diffusées en cabinet dentaire tournent d’ailleurs presque toutes autour de cette position (Orthlieb, L’Information Dentaire).

Ne la tenez pas de force. L’idée n’est pas d’ajouter une contraction pour en corriger une autre, mais de reconnaître un point de repos et d’y revenir.

Étape 2 : Contracter puis lâcher, trois fois de suite (1 minute)

Mâchoire crispée : un gant de toilette chaud plié sur le rebord d’un lavabo en céramique blanche
Deux minutes de chaleur sur le masséter avant les exercices, et le muscle cède beaucoup plus vite.

Un muscle contracté depuis des heures ne se relâche pas parce qu’on le lui demande. Il se relâche mieux si on l’emmène d’abord à l’extrême opposé.

Serrez volontairement les dents pendant cinq secondes, à environ la moitié de votre force maximale, jamais plus. Puis lâchez d’un coup, en laissant la bouche s’entrouvrir seule. Attendez dix secondes avant de recommencer. Trois cycles suffisent, et vous pouvez ajouter deux variantes en poussant doucement la mandibule vers la gauche, puis vers la droite. La sensation de relâchement arrive après le lâcher, pas pendant la contraction : c’est ce contraste qu’on cherche.

Un gant de toilette chaud posé deux minutes sur les joues avant la série rend le muscle nettement plus disponible. Si la contraction réveille une douleur, arrêtez tout de suite et passez à l’exercice suivant.

Étape 3 : Provoquer un bâillement (30 secondes)

Le bâillement est le seul relâchement complet de la mâchoire que le corps organise tout seul. Autant s’en servir.

Entrouvrez la bouche, inspirez lentement par le nez, et laissez la mandibule descendre sans forcer l’ouverture. Souvent, un vrai bâillement se déclenche au bout de deux ou trois tentatives. Il emmène la gorge, la langue, le voile du palais et le diaphragme dans le même mouvement, ce qu’aucun exercice ciblé ne fait aussi bien. Répétez cinq à dix fois, matin et soir.

Deux réserves. N’ouvrez jamais au maximum si vous avez déjà eu un blocage, et arrêtez si vous entendez un claquement franc dans l’articulation.

Étape 4 : Masser le masséter devant l’oreille (2 minutes)

Posez deux doigts juste devant le lobe de l’oreille, puis serrez les dents une fois : le muscle qui bombe sous vos doigts, c’est le masséter. Un des plus forts du corps rapporté à sa taille, et l’un des rares qu’on ne pense jamais à masser.

Relâchez, et faites de petits cercles lents, d’une pression modérée, en descendant vers l’angle de la mâchoire puis en remontant vers la tempe. Deux minutes, en respirant normalement. Les points les plus sensibles ne sont pas forcément là où ça fait mal d’habitude : beaucoup de gens trouvent leur point le plus réactif dans le muscle temporal, au-dessus de l’oreille.

Un test simple, que proposent certains kinésithérapeutes : garder ces deux doigts en place pendant une conversation ordinaire, sur un tout autre sujet. En quatre minutes, il n’est pas rare de compter une dizaine de serrements sans en avoir perçu un seul.

Étape 5 : Laisser la mâchoire descendre sur l’expiration (2 minutes)

Rappel pour détendre la mâchoire : un post-it posé contre le bas de l’écran d’un ordinateur portable, sur un bureau en bois
Un repère visible sur l’écran fait plus pour le serrement diurne que n’importe quel exercice isolé.

Cet exercice relie le relâchement à quelque chose que vous faites déjà en permanence, donc à un support qui ne demande aucun effort de mémoire.

Inspirez par le nez sur trois ou quatre temps, sans rien changer. À l’expiration, allongez un peu le souffle et laissez la mandibule descendre d’un millimètre, comme si elle était suspendue et qu’on relâchait le fil. Ne cherchez pas à ouvrir la bouche. Une dizaine de cycles suffisent. Le relâchement se produit à l’expiration, jamais à l’inspiration, et c’est vrai pour la mâchoire comme pour les épaules.

Si vous pratiquez déjà, c’est le même mécanisme que celui décrit dans notre article sur le soupir physiologique, appliqué à une zone précise plutôt qu’à tout le corps. Vous pouvez aussi le glisser dans un travail de détente du dos et de la nuque, qui partage les mêmes chaînes musculaires.

Étape 6 : Scanner la mâchoire plusieurs fois par jour (le geste qui tient)

Voici l’exercice le moins spectaculaire, et de loin le plus utile. Il consiste simplement à se demander, plusieurs fois par jour : est-ce que mes dents se touchent en ce moment ?

La question prend deux secondes. Si la réponse est oui, vous revenez à la position de repos de l’exercice 1, et c’est tout. Le levier ici n’est pas l’intensité mais la fréquence des rappels, parce que le serrement est inconscient et qu’il revient dès que l’attention se déplace ailleurs.

C’est exactement le principe des dispositifs de biofeedback testés en clinique : un signal extérieur qui prévient au moment du serrement. Une revue systématique sur le bruxisme éveillé conclut que ces dispositifs réduisent effectivement l’activité musculaire excessive, tout en soulignant que les protocoles restent hétérogènes et les échantillons petits (Vieira et al., 2023). Un post-it au coin de l’écran ou une alarme discrète toutes les heures reprend la même idée, en version artisanale. Sur une journée de travail, un repère visible bat n’importe quelle bonne résolution.

Où le placer, concrètement. Les moments de serrement ne sont pas répartis au hasard : ils se concentrent sur les tâches qui demandent de la concentration ou de la retenue, une réunion difficile, un dossier tendu, une file d’attente. Posez donc vos repères là où vous êtes le plus souvent en train de vous retenir, pas dans les moments calmes où vous ne serrez déjà pas. Un post-it sur l’écran de travail, un autre sur le volant, un rappel de téléphone en début d’après-midi.

Et au moment du rappel, ne faites rien de plus que le geste minimal : dents décollées, langue au palais, une expiration un peu plus longue. Deux secondes. La tentation est d’enchaîner une série complète, ce qui rend le rappel coûteux, donc vite abandonné. Un geste que vous ferez trente fois par jour vaut mieux qu’une routine parfaite que vous ferez deux fois par semaine.

Ce scan-là devient plus facile quand on a l’habitude d’écouter d’autres zones du corps. Notre article sur ce que la mâchoire et la langue disent au cerveau creuse le lien entre bruit mental et tension buccale, et le scan corporel classique en est la version longue.

Exercices de mâchoire contre le bruxisme (grincement des dents la nuit)

Les exercices de mâchoire aident contre le bruxisme d’une manière précise : ils font baisser le tonus de repos de muscles qui ont travaillé toute la nuit, et ils soulagent la raideur du matin qui va avec. Ce qu’ils ne font pas, c’est arrêter le grincement lui-même. Personne ne commande son masséter en dormant, et la recherche disponible n’a pas montré que des exercices réduisent les épisodes nocturnes.

Un mot de vocabulaire d’abord. Le consensus international sur le bruxisme distingue deux comportements : le bruxisme du sommeil, une activité rythmique ou non des muscles masticateurs pendant la nuit, et le bruxisme éveillé, le contact dentaire prolongé ou le maintien crispé de la mandibule dont parle le reste de cet article. Chez une personne par ailleurs en bonne santé, le consensus traite le bruxisme comme un comportement qui peut devenir un facteur de risque pour les dents et l’articulation, pas comme une maladie en soi (Lobbezoo et al., 2018). Grincer la nuit et serrer le jour sont liés, mais ce n’est pas le même problème, et ce ne sont pas les mêmes outils.

Ce que disent les données sur les exercices contre le grincement nocturne est modeste. Une revue systématique de la kinésithérapie dans le bruxisme n’a trouvé que des preuves de très faible qualité que des méthodes comme les exercices, le massage ou la relaxation musculaire améliorent la douleur et l’activité des muscles, surtout parce que les études étaient petites et mal conçues (Amorim et al., 2018). Une autre revue a cherché des essais d’étirements musculaires dans le bruxisme et n’en a trouvé aucun (Gouw et al., 2017). La revue de prise en charge de Manfredini et ses collègues arrive à une conclusion voisine : la seule approche assez documentée pour le bruxisme du sommeil est la gouttière posée par un dentiste, le biofeedback et les approches cognitivo-comportementales n’étant pas pleinement soutenus (Manfredini et al., 2015).

Voici donc un usage honnête des six exercices quand on grince la nuit. Le matin, les exercices 2 et 4 (contracter-relâcher, puis massage du masséter) sur une mâchoire qui s’est réveillée serrée, idéalement après deux minutes de chaleur. Le soir, les exercices 1 et 5 (position de repos, mandibule qui descend à l’expiration) pour se coucher avec un tonus plus bas. Et dans la journée, l’exercice 6, parce que grincer la nuit ne dispense personne de serrer le jour. Voyez les exercices comme un soin du muscle et la gouttière comme une protection des dents : les deux se complètent, aucun ne remplace l’autre.

Comment détendre la mâchoire pour dormir

On ne détend pas sa mâchoire en dormant, au sens strict : une fois endormi, la décision ne vous appartient plus. Ce qu’on peut faire, c’est arriver au lit avec une mâchoire déjà au repos, et retirer ce qui tend à la crisper pendant la nuit. Trois leviers, du mieux au moins bien étayé.

Une routine de cinq minutes avant d’éteindre. Gant de toilette chaud sur les deux joues pendant deux minutes, puis le massage du masséter de l’exercice 4, puis dix expirations lentes en laissant la mandibule descendre, comme à l’exercice 5. Terminez allongé dans la position de repos : lèvres jointes, dents décollées, langue posée derrière les incisives du haut. Si vous dormez avant la dixième expiration, tant mieux. Cette routine n’arrête pas le grincement, mais le muscle commence la nuit depuis un niveau plus bas, au lieu de partir de la tension de la journée.

Surveiller ce qu’on boit et fume le soir. Une revue systématique publiée dans le Journal of the American Dental Association a trouvé le bruxisme du sommeil associé à la consommation d’alcool (risque à peu près doublé), au tabagisme actuel (plus que doublé) et à une très forte consommation de café, sur la base de preuves limitées (Bertazzo-Silveira et al., 2016). Une association n’est pas une cause, mais un dernier verre ou une dernière cigarette sont le genre de levier qu’on peut tester sur soi en quinze jours.

Ne pas tout miser sur la gestion du stress. Le lien entre bruxisme du sommeil et anxiété est moins net qu’on ne le croit : une revue systématique de huit études juge la littérature contradictoire, avec une association pour certains symptômes anxieux spécifiques seulement (Polmann et al., 2019). Décompresser le soir est bon pour le sommeil en général, et notre scan corporel pour dormir est une bonne façon de le faire, mais il ne faut pas le vendre comme un remède au grincement.

Si vous vous réveillez avec la mâchoire douloureuse, un mal de tête aux tempes ou des dents sensibles, la suite utile est un rendez-vous chez le dentiste plutôt qu’une routine plus longue. Une gouttière bien ajustée n’empêche pas le muscle de travailler, mais elle protège les dents de l’usure et reste l’approche de référence des revues citées plus haut. Des dispositifs qui envoient un petit stimulus au masséter pendant le sommeil ont aussi montré une baisse des épisodes de grincement sur quelques nuits, sans données à long terme (Jokubauskas et Baltrušaitytė, 2018) ; ils se prescrivent et se suivent, ils ne s’achètent pas en rayon.

Ce que ces exercices ne règlent pas

Ils agissent sur la tension musculaire et sur l’habitude de serrer. Ils ne traitent ni une articulation abîmée, ni une occlusion défaillante, ni les causes du stress qui alimente le serrement.

Certains signes demandent un avis dentaire plutôt qu’une série d’exercices supplémentaire : une douleur qui dure plusieurs semaines, une ouverture de bouche limitée ou qui se bloque, un craquement douloureux, des dents visiblement usées ou des réveils avec la mâchoire douloureuse. Ces exercices ne remplacent pas un examen, et les pratiquer plus intensément ne compense rien.

Une dernière chose, moins évidente : cherchez à sentir la position de repos, pas à la contrôler. Beaucoup de gens sortent de leurs premières séances en surveillant leur mâchoire en permanence, ce qui ajoute une crispation là où on voulait en retirer une. Deux minutes le matin, deux le soir, et quelques rappels dans la journée font davantage qu’une vigilance continue.

Questions fréquentes

Combien de fois par jour faut-il faire les exercices de mâchoire ?
Deux minutes le matin, deux le soir, et quelques rappels courts dans la journée suffisent. Le levier n’est pas l’intensité mais la fréquence : le serrement étant inconscient, il revient dès que l’attention se déplace ailleurs. Un geste minimal répété trente fois par jour vaut mieux qu’une routine parfaite faite deux fois par semaine.
Pourquoi est-ce que je serre les dents sans m’en rendre compte ?
Parce que le bruxisme éveillé est presque toujours inconscient. Les études qui interrogent les gens plusieurs fois par jour sur leur téléphone montrent que, chez des adultes en bonne santé, le contact dentaire prolongé occupe une part notable de la journée sans qu’ils s’en aperçoivent sur le moment. Le serrement se concentre sur les tâches qui demandent concentration ou retenue : réunion difficile, dossier tendu, file d’attente.
Quelle est la différence entre bruxisme éveillé et bruxisme nocturne ?
Le bruxisme éveillé désigne le serrement diurne, souvent silencieux et inconscient, qui prend selon les personnes la forme de contractions brèves répétées ou d’un maintien long et discret. Le bruxisme du sommeil correspond au grincement ou au serrement pendant la nuit, que personne ne contrôle. Les exercices de cet article visent le serrement diurne et soulagent le muscle au réveil ; pour le grincement nocturne lui-même, l’approche de référence reste la gouttière posée par un dentiste, et des dents usées ou des réveils douloureux relèvent d’un examen.
La chaleur aide-t-elle à détendre la mâchoire ?
Oui : un gant de toilette chaud posé deux minutes sur les joues avant les exercices rend le masséter nettement plus disponible. Le muscle cède beaucoup plus vite quand il a été réchauffé avant la série de contracter-relâcher ou le massage.
Quand faut-il consulter pour une mâchoire douloureuse ?
Dès qu’une douleur dure plusieurs semaines, qu’une ouverture de bouche se limite ou se bloque, qu’un craquement devient douloureux, ou que les dents sont visiblement usées au réveil. Ces signes relèvent d’un examen dentaire, pas d’une série d’exercices supplémentaire : pratiquer plus intensément ne compense rien.
Les exercices de mâchoire peuvent-ils aggraver les choses ?
Ils peuvent, s’ils sont mal dosés. Si la contraction volontaire réveille une douleur, il faut arrêter tout de suite et passer à un autre geste ; il ne faut jamais ouvrir au maximum en cas d’antécédent de blocage, ni continuer si un claquement franc se fait entendre. Autre piège : surveiller sa mâchoire en permanence ajoute une crispation là où on voulait en retirer une.

Sources

  1. Ecological Momentary Assessment of Awake Bruxism Behaviors: A Scoping Review of Findings from Smartphone-Based Studies in Healthy Young Adults — Colonna et al., 2023
  2. Electromyographic Patterns and the Identification of Subtypes of Awake Bruxism — Monteiro et al., 2021
  3. Effectiveness of Biofeedback in Individuals with Awake Bruxism Compared to Other Types of Treatment: A Systematic Review — Vieira et al., 2023
  4. International consensus on the assessment of bruxism: Report of a work in progress — Lobbezoo et al., Journal of Oral Rehabilitation, 2018
  5. Management of sleep bruxism in adults: a qualitative systematic literature review — Manfredini et al., Journal of Oral Rehabilitation, 2015
  6. Effect of Physical Therapy in Bruxism Treatment: A Systematic Review — Amorim et al., Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 2018
  7. Bruxism: Is There an Indication for Muscle-Stretching Exercises? — Gouw et al., International Journal of Prosthodontics, 2017
  8. Association between sleep bruxism and alcohol, caffeine, tobacco, and drug abuse: A systematic review — Bertazzo-Silveira et al., Journal of the American Dental Association, 2016
  9. Association between sleep bruxism and anxiety symptoms in adults: A systematic review — Polmann et al., Journal of Oral Rehabilitation, 2019
  10. Efficacy of biofeedback therapy on sleep bruxism: A systematic review and meta-analysis — Jokubauskas & Baltrušaitytė, Journal of Oral Rehabilitation, 2018
  11. Relâcher les muscles de la mâchoire : 12 conseils — Orthlieb, L’Information Dentaire, 2019